Comment trouver une aide financière pour son entreprise

Les chefs d’entreprises en quête d’aides financières publiques ou privées, adaptées à leur profil ou leur projet, sont souvent dans une situation peu enviable. Non pas que ces aides viendraient à manquer, bien au contraire ! C’est plutôt leur foisonnement qui pose problème…

On estime actuellement à plus de 4000 le nombre de ces aides et subventions disponibles tant au niveau local qu’aux niveaux régional, national et européen. On comprend donc mieux qu’avec un nombre aussi impressionnant de dispositifs, qui plus est, dispersés, concurrents, peu lisibles et visant des publics variés, il n’y ait qu’un chef d’entreprise sur dix qui y a recours et arrive à en bénéficier.

Comment...



faire pour s’y retrouver ?

Deux étapes préliminaires sont nécessaires :

  • Bien définir la stratégie de son entreprise. En effet, dans n’importe quel dossier de demande d’aide, il est exigé du candidat de préciser ses investissements prioritaires, leur utilité, leur impact sur l’emploi, sur le développement économique local, etc. Il s’agit donc de bien évaluer ses besoins réels et faire preuve d’anticipation. En règle générale, un dossier bien ficelé, avec un plan de financement cohérent, a plus de chances d’obtenir l’aide sollicitée.
  • S’adresser à un réseau d’accompagnement. Devant la multitude de dispositifs disponibles, et pour ne pas perdre trop de temps à les identifier (surtout si l’on a un profil particulier), il est quasi impératif de se tourner vers un réseau d’accompagnement adapté à ce profil. Ces réseaux ont l’avantage de faciliter l’orientation du candidat vers le dispositif correspondant à sa situation et lui épargner ainsi des complications inutiles.

Dispositifs d’aides publiques

Ces aides et subventions peuvent être accordées soit par l’UE, soit par l’État ou les collectivités locales, à court, moyen ou long terme. Elles sont souvent cumulables. On peut citer à titre d’exemple :

  • Les prêts d’honneur. Il s’agit de crédits sans intérêts, octroyés après étude de dossier, aux porteurs de projets de création ou de reprise d’entreprise, crédits pouvant aller jusqu’à 50.000 euros. Ce type de prêt bénéficie souvent d’un effet de levier qui multiplie la somme accordée par un nombre non négligeable. On peut les requérir auprès de structures d’accompagnement telles que Réseau Entreprendre, ADIE ou Initiative France.
  • Les aides aux chômeurs. Des dispositifs tels que NACRE, ACCRE, etc., permettent effectivement à des demandeurs d’emploi qui veulent créer ou reprendre une entreprise, de trouver des financements bancaires (NACRE) ou d’être exonérés des charges sociales (ACCRE).
  • Les subventions. Elles sont généralement destinées à des entreprises existantes et peuvent se décliner sous forme de soutien financier (dispositifs ARE, ARCE, etc.), d’allègements fiscaux et sociaux (crédit d’impôt recherche, etc.) ou de subventions sectorielles (édition, spectacles, etc.). Leur obtention n’est pas toujours facile.
  • Les cautionnements et garanties. Un organisme comme la BPI France peut offrir des solutions de caution, en se portant garant en faveur de l’entrepreneur dans divers cas (création, renforcement de la trésorerie, avances par mobilisation de créances, innovation…).

Organismes indépendants

De nombreux organismes, privés ou paritaires, proposent d’appuyer toutes sortes de projets d’entreprise, via des dispositifs de :

  • garantie et caution (France Active, FGAP, FGIF…),
  • prise de participation au capital (Les Cigales, IDES, FinanCités…)
  • prêt à l’entreprise (Contrat d’apport associatif, Fonds d’amorçage associatif, FRIS, CG SCOP…)
  • prêt à l’entrepreneur (prêts d’honneur…)
  • subventions (artisans, personnes handicapées…)
  • concours
  • crowdfunding
  • affacturage
  • leasing
  • business angels

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