Le statut de micro-entrepreneur (aussi connu comme auto-entrepreneur) est en place depuis le 1er janvier 2009. Ce nouveau statut permet à tout un chacun de créer son propre business et de monter une activité principale ou complémentaire. Le statut est applicable à tous et à presque toutes les activités (il y a une liste d’exclusions). La règle d’or est que les chiffres d’affaires de l’entreprise ne doivent en aucun cas dépasser 81 500 € pour une activité commerciale et 32 000 € pour les prestations de services. Le statut de micro-entrepreneur permet à un individuel de recevoir de l’argent, de le déclarer et de facturer ses services.

Qui peut prétendre au statut de micro-entrepreneur?

Tout...le monde! En effet, que l’on soit un étudiant, un chômeur ou un retraité, on peut tous lancer une entreprise. Les statistiques montrent qu’il y a 22% de retraités, 11% de chômeurs, 2% d’étudiants et 4% de fonctionnaires qui ont une activité que l’on peut qualifier de micro-entreprise. Les auto-entrepreneurs sont donc très variés en France.

L’ouverture du monde entrepreneuriale aux fonctionnaires est une minirévolution en France, car ils n’étaient pas autorisés à avoir une activité lucrative. Le seul problème est qu’ils peuvent exercer l’auto-entreprise que pour une période de deux ans. Après cette période, ils doivent choisir d’être fonctionnaires ou de continuer en micro-entrepreneur.

Quels sont les avantages du statut de micro-entrepreneur?

  • Le premier avantage est que l’entrepreneur peut exercer une activité commerciale tout en restant étudiant, retraité, chômeur ou salarié. L’activité entrepreneuriale peut donc être un complément de revenu.
  • De plus, ses biens personnels seront insaisissables s’ils ne font pas partie de son activité commerciale (il doit faire une déclaration détaillant les biens qui font partie de son business auprès d’un notaire). Il peut donc mitiger les risques financiers de l’activité.
  • Il n’a pas besoin de siège social séparé ; il peut lancer son activité depuis son domicile personnel (en respectant les normes et les règlements en vigueur).
  • La micro-entreprise peut être lancée et arrêtée sur Internet. Les procédures administratives sont très simples pour les micro-entrepreneurs.
  • Le micro-entrepreneur bénéficie du régime fiscal de micro-entreprises (c’est-à-dire comptabilité réduite, pas de TVA, et déclaration simple du chiffre d’affaires). Il ne paie pas de charges sociales s’il n’a pas de revenus.

Est-il rentable de lancer une micro-entreprise ?

Selon une récente étude, trois micro-entrepreneurs sur quatre gagnent de l’argent. Leurs chiffres d’affaires dépassent les 10 000 € (soit environ 900 € par mois). L’activité entrepreneuriale représente 42% des revenus de l’entrepreneur. Environ 320 000 auto-entrepreneurs se sont lancés depuis janvier 2009, date à laquelle ce nouveau statut entra en vigueur. Tout n’est pas rose toutefois. Environ 10% de ce nombre avouent avoir jeté l’éponge (c’est-à-dire qu’ils ont abandonné leurs business au bout d’un certain temps).

Ainsi, la micro-entreprise est plutôt un complément de revenus qu’une activité principale. Les gens se lancent en tant que micro-entrepreneurs pour boucler les fins de mois difficiles. Mais, comme toute entreprise, le succès est en fonction de l’investissement (personnel et financier) qu’on y met.

Pages à consulter :

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Photo par Bundesministerium für Eu (Creative Commons)